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L'histoire de Coulommiers

Coulommiers -
Gravure de Chastillon vers 1600
Coulommiers fut réunie près
de dix fois au domaine de la Couronne. Son histoire est aussi étonnante que
mouvementée. Ses antiques remparts et son château furent reconstruits par
Clovis ; en 1612, Catherine de Gonzagues y fit édifier un palais. Ernest
Dessaint, Maire de Coulommiers (1923) : "L'origine de notre ville a de tout
temps fait l'objet de controverses passionnées de la part des différents auteurs
qui se sont occupés de notre histoire locale".
Les uns, tels le docteur
Pascal, dans son Histoire de Seine-et-Marne, Achille Viré et Anatole Dauvergne,
dans leurs études sur notre ville, lui refusent une origine antérieure à la
conquête de la Gaule par Jules César.
Les autres, au contraire,
Michelin, Histoire du département de Seine-et-Marne, et Martial Cordier,
Histoire manuscrite de Coulommiers, prétendent qu'elle existait lors du passage
de César et de ses légions en Brie, et Cordier affirme même que son nom lui fut
donné par les troupes du conquérant qui, de passage ici, dénommèrent Castrum
Columbarium (château colombier), une tour garnie de nids de pigeons, d'où par la
suite, Colombarius, Collomiers et Coulommiers.
Martial Cordier qui, en sa
qualité d'archiviste feudiste du comte de Montesquiou de Fesenzac, dernier
seigneur de la ville, eut en sa possession des documents qui furent détruits ou
dispersés lors de la Révolution, admet l'hypothèse d'une enceinte construite
sous l'empereur Antonin. Il étaye son opinion, sur une inscription gravée sur un
grès de démolition de la porte qui clôturait la partie sud à l'époque, ou simple
bourgade enclose dans l'île formée par le Grand Morin et le brasset des
Religieuses, Coulommiers n'était encore qu'aux premiers temps de son enfance. C.
M. V. I. dont voici la traduction : Antonius Imperator Romanorum edificavit 906,
édifiée par Antonin, empereur des Romains en 906, date qui part de la Fondation
de Rome et correspond ainsi à l'an 155 de l'ère chrétienne.
La seconde clôture, qui
serait due à Clovis, est tout aussi problématique. D'ailleurs, jusqu'à sa
possession par les comtes de Champagne en 920, une obscurité complète s'étend
sur le passé de la cité.
À dater de cette époque, au
contraire, l'histoire enregistre les modifications successives qu'elle a subies
et qui par apports successifs, l'ont faite, à travers les siècles, devenir la
coquette sous-préfecture seine et marnaise qu'elle resta jusqu'en 1926.
Thibault 1er, en 1080, la
dota d'un prieuré qui eut son heure de célébrité puisque des Juvénal des Ursins
en furent les prieurs, et qui eut surtout pour heureux résultat d'étendre vers
l'est la ville naissante. Ce prieuré occupait toute la partie dite du Montcel,
emplacement où se trouvent aujourd'hui le palais de justice, la gendarmerie,
l'ex sous-préfecture et la place Beaurepaire.
Un siècle plus tard, en 1172,
Thibault II étendait à son tour les limites de son domaine dans la partie sud en
faisant creuser un canal qui fut appelé le brasset des Tanneurs, du nom des
ouvriers qui installèrent leur industrie sur ses rives. Cette industrie devait
prendre ici une extension considérable et constituer pendant près de sept
siècles la seule richesse commerciale du pays.
Il y est dit notamment : et
si est à savoir que moi ou autres de mes gens éliront chacun an XIII preud
hommes de la commune de Collomiers à bonne foi et eux
XIII estiront l'un d'eux major chaque an.
Les bienfaits d'une
tranquillité relative et l'indéniable prospérité dont elle profita durant sa
possession par les comtes de Champagne furent malheureusement annihilés par la
Guerre de Cent Ans, au cours de laquelle elle fut prise et reprise par les
Anglais.
À la mort de son mari, tué
d'un coup d'arquebuse en entrant dans Doullens, le 20 avril 1595, la Duchesse de
Longueville entreprit la construction du château dont nous voyons encore les
ruines et dont il subsiste les deux pavillons de gardes précédant le pont-levis.
10 septembre
1926 : l'arrondissement de Coulommiers est supprimé suite au
décret Poincaré. Il est à noter que Coulommiers devint chef-lieu
d'arrondissement sans avoir été préalablement chef-lieu de
district.
Administration
| Liste des maires
successifs |
| Période |
Identité |
Parti |
Qualité |
| 1992 – 2008 |
Guy Drut |
UMP |
Champion olympique, Ministre des sports, parlementaire |
| 1983 – 1992 |
Robert Elvert |
|
Cadre supérieur |
| 1980 – 1983 |
Paul Letort |
|
|
| 1977 – 1980 |
André Gailing |
|
Enseignant |
| 1971 – 1977 |
Bertrand Flornoy |
UDR |
Explorateur, écrivain, parlementaire |
Démographie
|
Évolution démographique |
| 1794 |
1800 |
1806 |
1820 |
1831 |
1836 |
1841 |
1846 |
1851 |
| 3 600 |
3 167 |
3 413 |
3 467 |
3 335 |
3 573 |
3 658 |
4 070 |
4 257 |
| 1856 |
1861 |
1866 |
1872 |
1876 |
1881 |
1886 |
1891 |
1896 |
| 4 218 |
4 628 |
4 445 |
4 334 |
5 240 |
5 520 |
6 218 |
6 158 |
6 323 |
| 1901 |
1906 |
1911 |
1921 |
1926 |
1931 |
1936 |
1946 |
1954 |
| 6 505 |
6 891 |
7 224 |
6 129 |
6 411 |
6 679 |
7 510 |
7 660 |
8 561 |
| 1962 |
1968 |
1975 |
1982 |
1990 |
1999 |
- |
- |
- |
| 9 502 |
11 263 |
11 498 |
11 886 |
13 087 |
13 852 |
- |
- |
- |
| Nombre retenu à
partir de 1962 : Population sans doubles comptes |
|
Personnes célèbres
Herbert Ier, comte de
Vermandois en 922
Henri II, comte de Champagne
qui mourut en Terre Sainte en 1197
Jacques d'Armagnac, décapité
en 1477
Noël Picard,
surnommé Dubois, né à Coulommiers, condamné comme magicien le 25
juin 1637. Il avait été présenté par le Père Joseph au cardinal
de Richelieu en qualité d'alchimiste. Plusieurs fois il avait
opéré et fait de l'or devant Louis XIII et sa cour. Le roi, dans
son premier enthousiasme, l'avait nommé chevalier et président
des trésoreries de France. La supercherie ne tarda pas à être
découverte : Noël était un voleur débauché ; Richelieu préféra
le faire passer pour sorcier.
Philippe
Bouvard, Humoriste et animateur de télévision français. Né à
Coulommiers le 6 décembre 1929
Bertrand
Flornoy, ancien maire de Coulommiers. Explorateur ayant effectué
de nombreuses recherches dans les sources de l'Amazone et
publications sur le peuple Inca, président de la Société des
explorateurs français.
Andre The
Giant, de son vrai nom André Roussimoff. Professionnel de catch
de la WWE (anciennement la WWF) et acteur ayant surtout vécu aux
États-Unis. Né à Coulommiers le 19 mai 1946.
Monuments et lieux touristiques
Patrimoine religieux

L'église Saint-Denis-Sainte-Foy
de Coulommiers
L'église
Saint-Denis datant du
XIIe siècle et qui se
trouvait sur l'actuelle place St-Denis a été détruite en 1966.
Elle avait été désaffectée en 1910, après l'inauguration de
l'actuelle église Saint-Denis-Sainte-Foy qui se trouve au départ
de l'avenue de Rebais.
Le temple de
l'église reformée a été construit en 1966 et se situe rue
Patras.

Commanderie de
Coulommiers : le logis et la chapelle
La
Commanderie des Templiers, construite à partir de 1173, est l'un
des site templier les mieux conservés du nord de la France. On
peut y voir la grange aux Dîmes, le colombier, le logis du
Commandeur, la chapelle Sainte-Anne, la salle du chapitre et la
cave, ainsi qu'un jardin médiéval d'une surface de 4000m².
L'ensemble est classé Monument historique.
Patrimoine civil
La halle aux
fromages : Son nom résulte des marchés qui s'y déroulaient et
qui étaient principalement destinés aux fromages de la Brie dont
le Coulommiers. Elle date du
XIXe siècle.
La place du marché qui a été
entièrement rénovée en 2006.
La Maison
Valentin de Boulogne : Située près du Palais de Justice, cette
maison est la maison natale du peintre Valentin de Boulogne
(1591-[1634]), célèbre au
XVIIe siècle pour la qualité
de ses clairs obscurs et ses scènes de la vie quotidienne.

Le théâtre
Le théâtre à
l'italienne dû aux architectes parisiens Duval et Rodiba.
Le palais de
Justice

L'ancienne
prison de Coulommiers
L'ancienne
prison : Ce monument représentatif du
XIXe siècle, possèdent une
architecture rappelant celle d'une église. Elle est située au
cœur de la ville et isolée sur une île délimitée par le brasset
des Religieuses et le Grand Morin, elle est maintenant aménagée
en bibliothèque municipale.
Le parc des
Capucins : parc fleuri, il abrite les vestiges du château de la
Duchesse de Longueville, (Gonzagues) ainsi que des plans d'eau
autour des anciennes douves et quelques essences rares, moins
nombreuses depuis les tempêtes de 1999.
Dans le parc, la chapelle des
Capucins (à l'intérieur de L'église Notre-Dame-des-Anges), construite en même
temps que le château, abrite le musée municipal où sont exposées des collections
historiques, archéologiques ou des œuvre d'arts.
Enfin notons la présence de
la grotte aux coquillages, qui étonne encore les historiens car ses parois sont
recouvertes de fresques en coquillages, peu communs à la région !
Monuments disparus
Au cours de son histoire, la
ville a perdu par destruction un certain nombre de monuments du Patrimoine.
Notons qu'aucune destruction n'a été le fait des guerres mondiales.
La Caserne Beaurepaire, à
l'emplacement des immeubles de l'actuelle gendarmerie
L'Église Saint-Denis, démolie
en 1968.
Le Couvent Sainte-Foy,
démolie à la Révolution
La Halle aux Veaux, qui se
trouvait sur l'actuelle place du 27 août
Le Château de la Duchesse de
Longueville, démonté avant son achèvement.
Événements
Foire aux
fromages et aux vins : en 1967, Pierre Aubert, alors Président
de l'U.C.I.E. et du Comité des Foires et Expositions, eut l'idée
de fêter le millénaire du fromage de Brie.
La date retenue fut le 7 mai
1967. Le succès est tel que plus de 350 exposants sont présents chaque année,
avec en moyenne 65 000 visiteurs. La Foire internationale aux fromages et aux
vins de Coulommiers a lieu chaque année le troisième dimanche de mars.
Références
Hervé Baptiste, La
Commanderie des Templiers de Coulommiers, vies et résurrection,
Éd. Lefèvre 2000. 300 p. (en vente à la commanderie ou par
correspondance).
Ernest Dessaint, Histoire de
Coulommiers, Éd. Res Universis, 1989, fac-similé de l'édition
restaurée de 1908
Paulette Lauxerrois,
Coulommiers, souvenirs perdus et retrouvés, Éd. Horvath, 1982,
(ISBN 2-7171-0220-5)
Catégories : Commune de Seine-et-Marne •
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